Introduction : Quand tout va bien… jusqu’à ce que ça n’aille plus
Tu viens d’acheter ta première maison. Tu respires le bonheur. Et là, en plein magasinage d’assurances, tu te poses LA question : « Est-ce que j’ai vraiment besoin d’une assurance invalidité ou maladie grave ? Je suis jeune, en forme, et dans ma famille, personne n’a été malade. En plus, j’ai un coussin de 6 à 8 mois d’épargne… alors ? »
C’est une question tout à fait légitime. D’ailleurs, j’ai eu cette même discussion avec un client, appelons-le Maxime, pas plus tard que le mois dernier. Maxime, début trentaine, proprio d’un petit bijou de jumelé, en couple, sans enfants. En forme comme un athlète. Et pourtant, on a eu une conversation qui a tout changé pour lui (et sa blonde).
Assurance invalidité : pourquoi elle existe (et pour qui)
L’assurance invalidité sert à protéger ton revenu si tu ne peux plus travailler temporairement ou de façon permanente à cause d’un accident ou d’une maladie. Selon l’Autorité des marchés financiers, c’est l’un des risques les plus sous-estimés au Québec, alors que les statistiques montrent qu’une personne sur trois vivra une invalidité de 90 jours ou plus avant 65 ans.
Et ce n’est pas toujours des trucs « graves » dans notre tête, comme un cancer ou une paralysie. Ça peut être une dépression, un burn-out, une chirurgie imprévue, une grossesse compliquée… des choses bien plus courantes qu’on le pense.
Maladies graves : un coussin quand la vie bascule
De son côté, l’assurance maladies graves verse un montant forfaitaire (ex. 25 000 $ ou 50 000 $) si tu reçois un diagnostic pour une condition couverte (comme le cancer, un AVC, une chirurgie cardiaque, etc.).
Ce montant, tu le reçois d’un coup et tu peux l’utiliser comme bon te semble : pour couvrir des soins privés, payer ton hypothèque pendant ton traitement, partir te reposer, ou même alléger la charge de ton conjoint.e pendant cette période difficile.
« J’ai des économies, je suis correct ! » → Vraiment ?
C’est là que l’histoire de Maxime devient intéressante. Il m’a dit exactement ça : « Je peux couvrir 6 à 8 mois de paiements. Pas besoin de plus. »
Mais quand je lui ai posé cette question toute simple :
« Et si ton rétablissement durait 12 mois ? Ou 2 ans ? Tu fais quoi après 8 mois ? Tu vends ta maison ? »
Il a blêmi. Parce qu’en vrai, ce n’est pas juste une question de capacité à court terme. C’est une question de résilience financière à long terme.
Et entre toi et moi : quand on vit un gros coup dur de santé, la dernière chose qu’on veut, c’est penser à vendre la maison, couper Netflix, ou s’endetter pour aller mieux.
Combien ça coûte vraiment ? Et est-ce que ça en vaut la peine ?
Oui, l’assurance invalidité coûte plus cher qu’une assurance vie. C’est vrai. Mais elle te protège toi, ta capacité de gagner ta vie, ton style de vie, et ta santé mentale en prime.
Tu peux ajuster ton contrat selon ton budget :
- Choisir une période d’attente plus longue (ex. 90 jours au lieu de 30) pour payer moins.
- Couvrir uniquement une portion de ton revenu.
- Combiner invalidité et maladies graves pour une protection plus flexible.
Un bon conseiller t’aidera à adapter ta couverture à ta réalité, ton emploi, et tes objectifs.
Conclusion : Ne t’assure pas pour ta santé d’aujourd’hui. Assure-toi pour les imprévus de demain.
Tu n’es pas parano de t’assurer. Tu es prévoyant.e. Et ça, c’est un vrai superpouvoir.
La santé, c’est précieux, fragile et imprévisible. Et même si ton historique familial est parfait, la vie ne suit pas toujours le plan. En t’assurant dès maintenant, tu te donnes une vraie paix d’esprit — et tu protèges tout ce que tu bâtis avec cœur.
Tu veux qu’on regarde ensemble ce qui ferait du sens pour toi ? Je suis là pour ça. Sans pression, juste avec bienveillance et café si tu veux