Pourquoi cette question revient souvent…

Imagine : tu viens tout juste de commencer un nouvel emploi, et on t’offre une assurance vie facultative. Pas chère du tout. Genre 0,025 $ par tranche de 1 000 $ assuré. Tu te dis : « Pourquoi pas ? C’est abordable, et c’est toujours ça de pris. » Mais ce que tu ne sais peut-être pas encore, c’est que ce genre d’assurance à coût variable peut parfois… te coûter bien plus que tu penses.

Au cabinet, j’ai vu cette situation plusieurs fois. J’ai une cliente, appelons-la Julie, qui a souscrit à ce type d’assurance dès son premier emploi à 28 ans. Tout allait bien… jusqu’à ce qu’elle quitte cet emploi à 41 ans. C’est là que tout a basculé.

Comprendre le fonctionnement des assurances vie collectives à tarif variable

Quand ton employeur t’offre une assurance vie facultative, il s’agit souvent d’un contrat d’assurance collective temporaire, qui est renouvelé d’année en année, tant que tu restes à l’emploi.

Le prix est habituellement déterminé selon ton groupe d’âge, et il augmente tous les 5 ans (par exemple : de 0,025 $ à 0,033 $, puis 0,045 $, etc.).

 Ce que ça veut dire concrètement : à 25 ans, c’est très abordable. Mais à 45 ou 50 ans, la prime peut devenir significativement plus chère. Et ce, sans que la protection s’adapte à tes besoins réels.

Et surtout : cette assurance ne t’appartient pas. Elle t’est offerte tant que tu travailles pour cet employeur. Dès que tu quittes ton emploi, tu perds cette protection, ou tu dois parfois payer une prime très élevée pour la convertir.

Les limites de l’assurance collective

Beaucoup de gens croient à tort qu’ils sont « assurés » simplement parce qu’ils ont une assurance collective. Mais cette protection comporte des limites importantes :

  • Tu n’es pas propriétaire du contrat.
  • Tu n’as aucun contrôle sur la durée ou les conditions.
  • Le montant assuré est souvent insuffisant pour les besoins d’une famille (souvent limité à 1x ou 2x ton salaire).
  • La prime augmente avec l’âge, parfois de façon importante.
  • Tu peux perdre ta couverture du jour au lendemain (changement d’emploi, congé prolongé, invalidité, etc.).

Une meilleure alternative : une assurance vie personnelle

Une assurance vie personnelle, tu la choisis, tu la détiens et tu la gardes, peu importe ton emploi. Elle peut être temporaire (pour une durée définie, comme 10 ou 20 ans) ou permanente (qui dure toute la vie).

Les avantages :

  • Tu fixes toi-même le montant de protection selon tes besoins.
  • Tu figes ta prime à l’âge d’adhésion (donc plus tu t’assures jeune, mieux c’est).
  • Tu restes couvert même si tu changes de travail.
  • Tu as accès à différents types de protections complémentaires (maladies graves, invalidité, etc.).

Dans le cas de Julie, elle a dû se réassurer à 41 ans… sauf qu’entre-temps, elle avait développé une condition de santé. Résultat : sa nouvelle assurance lui coûtait deux fois plus cher, et avec des exclusions. Si elle avait pris une police personnelle dès le départ, elle aurait économisé des milliers de dollars… et évité bien du stress.

Alors… que faire avec l’assurance offerte par ton employeur ?

Si tu es jeune, en bonne santé, et que tu viens tout juste d’entrer sur le marché du travail : cette assurance peut être un complément intéressant, mais jamais ton seul filet de sécurité.

Si tu as des enfants, un prêt hypothécaire, ou des gens qui dépendent de toi : une assurance personnelle est essentielle. Elle garantit que ta protection ne partira pas avec ton emploi.

Le mot de la fin (et du cœur)

S’assurer, ce n’est pas juste une affaire de chiffres : c’est une façon de prendre soin de ceux qu’on aime. Et plus tu t’y prends tôt, plus tu t’offres de possibilités. Ne laisse pas ton employeur décider à ta place. Informe-toi, pose des questions, et choisis la solution qui te ressemble.

Et si tu veux qu’on regarde ça ensemble, je suis là pour toi