Parce qu’on a tous envie d’un avenir meilleur… même quand la santé nous joue des tours.

Je vais te raconter l’histoire de Sophie (prénom fictif), une femme lumineuse, drôle et ultra débrouillarde, que j’ai eu la chance d’accompagner au cabinet. Diagnostiquée avec une maladie dégénérative, elle reçoit une rente d’assurance invalidité. Malgré tout, elle voulait contribuer davantage aux finances de son couple, faire fructifier un peu d’argent à long terme, et surtout… ne pas se sentir mise sur la touche parce qu’elle était malade.

Mais une question la retenait : « Si j’investis dans des placements … est-ce que je risque de perdre mes prestations? »

Et c’est là qu’on a pris le temps de tout décortiquer.

Ce que tu dois savoir sur l’assurance invalidité et les revenus de placement

La première chose à comprendre, c’est la nature de tes revenus.

 Quand tu reçois une rente d’assurance invalidité, il est essentiel de lire les clauses de ton contrat pour comprendre ce qui est considéré comme un « revenu ».

La plupart du temps :

  • Les revenus d’intérêt ou de croissance dans un CELI ne sont pas comptabilisés comme revenus.
  • Les placements à long terme (ex : actions détenues dans un CELI) ne déclenchent pas automatiquement de conséquences tant que tu ne retires pas l’argent.
  • Mais si tu réalises des gains imposables (comme vendre des actions avec profit hors CELI), cela peut être perçu comme un revenu par l’assureur, ou affecter certaines prestations gouvernementales.

Et là, chaque situation est unique.

CELI, REER, comptes non enregistrés : fais le bon choix

Voici quelques pistes générales :

Le CELI (Compte d’épargne libre d’impôt) est souvent le meilleur allié dans ce genre de contexte :

  • Il te permet de faire croître ton argent sans payer d’impôt sur les revenus.
  • Les retraits ne sont pas considérés comme des revenus imposables.
  • Donc, ils n’affectent généralement pas les prestations.

En revanche, les revenus tirés de comptes non enregistrés (ex : un compte de courtage personnel) peuvent être imposables et donc déclarés à l’impôt.

Attention : certains assureurs, ou programmes comme la Sécurité du revenu, peuvent tenir compte de toute source de revenus. Donc, un retrait, même non imposable, peut parfois soulever des questions. C’est pourquoi il faut toujours valider avec un professionnel.

Et l’impact psychologique dans tout ça?

Sophie me l’a dit en pleurant un jour : « J’ai l’impression d’être une charge. Je veux contribuer, moi aussi. »

Et je te le dis, tu n’es pas une charge. Vouloir apprendre, t’impliquer, planifier l’avenir… c’est noble, courageux, et incroyablement inspirant.

Et tu as le droit de faire fructifier ton argent. Il suffit de le faire avec prudence et stratégie.

Mes conseils concrets pour toi :

  1. Relis ton contrat d’assurance invalidité (ou demande de l’aide pour le faire).
  2. Parle à un conseiller en sécurité financière, idéalement indépendant, qui comprend les enjeux d’invalidité.
  3. Privilégie un CELI comme point de départ pour investir, et garde une approche long terme.
  4. Continue d’apprendre! Lire, te renseigner, poser des questions… c’est exactement ce qui fera une différence.

En conclusion : tu as plus de pouvoir que tu penses.

Ce n’est pas parce que la vie a mis des bâtons dans tes roues que tu ne peux pas avancer. Ton intelligence financière, ta curiosité et ton envie de bâtir un avenir meilleur sont de vrais superpouvoirs.

Et si tu as besoin qu’on en parle ensemble, tu sais où me trouver